Monocoque

Une œuvre d’art mécanique

Cette pièce réellement unique illustre la volonté de Midual de construire des motos dans l’esprit de la haute horlogerie suisse.

En apportant à l’objet, au-delà de ses fonctions, un soin, une attention, une audace extraordinaires, Midual a créé une moto qui est une véritable pièce mécanique de collection, sorte de montre à grandes complications, mais beaucoup plus amusante à piloter sur une belle route sinueuse !

La monocoque de la Midual porte à elle seule cet état d’esprit.

Ecorché montrant la structure creuse
qui contient l’essence (en bleu)

Description détaillée

La monocoque de la Midual est une pièce de structure, tenant lieu de châssis. Complétée par 2 platines boulonnées en alliage 7075 taillé masse, elle supporte les roulements de direction et rejoint l’axe de bras oscillant. Sa forme arrière supporte le pilote et le passager.
Le moteur, monté rigide, est suspendu sous les platines.
Cette pièce constitue aussi le réservoir de la moto, car sa double peau ménage un volume permettant de stocker 14 litres d’essence.

La peau extérieure de cette pièce constitue la carrosserie de la moto, souvent livrée à l’état poli et nécessitant de ce fait une très bonne qualité métallurgique.
L’avant de la monocoque reçoit 2 entrées d’air ventilant le haut du radiateur, ce dernier étant suspendu via 2 « bananes », pièces de fonderie boulonnées sur la monocoque. Les entrées d’air moteur traversent la coque et donc le volume d’essence.

Du poids de vue du comportement routier, une telle pièce autorise une grande rigueur géométrique, une bonne rigidité mais pas trop, afin de conserver à la machine une bonne maniabilité.

Cette pièce complexe a nécessité à elle seule 7000 heures d’étude.

Elle est coulée au sable, en France, en alliage léger de type AlSiMg0.6, traité thermiquement.
Le moule est complexe. Sa fabrication est longue et il est cassé à chaque pièce. Il nécessite l’emploi de 15 boites à noyaux permettant de réaliser autant de noyaux en sable. L’assemblage de ces pièces, en une sorte de puzzle 3D, constitue le moule et emploie 1.7 T de sable.

La pièce coulée est ensuite extraite de sa gangue de sable. Elle pèse alors 80 kg.

S’ensuivent alors des opérations d’ébarbage, de meulage, de redressage, toutes opérations effectuées manuellement. Ensuite plus de 90 heures sont consacrées à la finition manuelle, meulage fin, émerisage, jusqu’au polissage final. La pièce est usinée en interne sur une machine 5 axes. Elle reçoit ensuite un traitement d’étanchéification sous vide et des revêtements pour les surfaces non polies.
Son poids final n’excède pas 25 kg.

Coulée manuelle de la monocoque