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A L'ÉCOLE DE L'AUTOMOBILE
Chez Olivier Midy, la passion de la mécanique et de la moto est une seconde nature. L'aventure du roadster est née, un jour de 1992, sur la table de la salle de séjour. Une simple esquisse ! L'idée fait son chemin et prend de la vitesse quand Olivier Midy crée sa propre société en Anjou. En effet, il se spécialise dans l'activité de recherche et développement pour la lanternerie et connectique automobile. Une bonne école car ce métier requiert autant de savoir-faire que de rigueur.
Dans le même temps, il dresse patiemment et méthodiquement le cahier des charges d'une moto à vocation européenne. Pour mener à bien cette ambitieuse entreprise, Olivier Midy va suivre assidûment la formation HEC pour le développement de projets innovants.
L'ARRIVÉE DE FRANÇOIS MIDY
Pendant deux ans, Olivier Midy concentre sa créativité et son énergie pour mettre en route une motorisation inédite et une machine innovante. Un sacré pari. Qui aurait imaginé un jour qu'un ingénieur français s'attacherait à concevoir un nouveau concept de flat twin à l'anglaise dans le sens de la route ?
Autant dire que le projet a de quoi rendre sceptique le monde de la moto. Olivier Midy va pourtant trouver un partenaire à la hauteur du projet : François Midy. Lui aussi est un passionné de mécanique et met en pratique ses connaissances dans un bureau d'études. Il le quittera sans remords pour relever le défi de son frère.
Une étape cruciale. Au-delà des liens familiaux, François Midy apporte son recul et son expérience. Sa grande force, c'est aussi de faire entrer le projet dans une logique industrielle. Cette judicieuse complémentarité permettra à la future moto de prendre de la vitesse.
CRÉATIVITÉ ET PERSPICACITÉ
Vouloir construire une moto, beaucoup d'artisans passionnés ou de commerciaux avisés l'ont rêvé et même tenté. Olivier Midy tire la leçon des échecs français et des réussites européennes. Il appréhende aussi les contraintes d'un marché concurrentiel et à fort potentiel technique. Le retour en force des belles italiennes et la renaissance de Triumph confortent son analyse industrielle et commerciale.
Deux priorités s'imposent d'emblée : construire un moteur innovant et fiable et trouver un concept maison valorisant l'identité de la nouvelle marque. Collectionneur dans l'âme, le technicien et créateur décompose alors les différentes architectures des moteurs bicylindres tout en dressant l'inventaire des avantages et inconvénients. C'est finalement le flat-twin à vilebrequin transversal qui remporte la palme. Il faudra près de 12.000 heures de recherche et de travail pour réconcilier ce moteur avec un châssis moderne.
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